Sauvages et mutins, la chaîne de l’espoir

Publié le par Le Myosotis sauvage


C’est avec une énorme surprise et un grand bonheur que j’ai appris la naissance de cette tribune ouverte aux anciens de la GLNF.

 

 

En effet j’ai pris, en mon âme et conscience, l’été dernier, la décision d’adresser au Président de l’association Grande Loge Nationale Française ma lettre de démission, après plus de 27 années de présence active au sein de Loges de tous les rites.

 

Je ne suis parti que la mort dans l’âme mais convaincu que la Liberté, grâce à laquelle j’avais été reçu en qualité d’homme « libre et bonnes mœurs », au sein de la Maçonnerie de tradition, était dorénavant remplacée par une demande de soumission aux élucubrations d’un gourou, chef spirituel d’une secte riche et médiatique ; que la Fraternité que j’étais venu chercher, devait dorénavant s’entendre comme lien « mafieux »de solidarité, en vue d’unir à notre cause le plus grand nombre de nouveaux adeptes, source de revenus attractifs pour la confrérie et d’honneurs ostentatoires pour les serviteurs zélés ; que l’Humilité que l’on m’avait enseignée, comme seul chemin de la perfection maçonne, était à découvrir sous le tapis rouge déployé au passage d’un Grand Maître et de sa cohorte de petits chefs, dorés sur tranche, et si heureux, dans le tréfonds de leur ego meurtri, de pouvoir, grâce à lui, bénéficier d’une reconnaissance que personne jusqu’alors, dans leur contexte professionnel, social ou familial, ne leur avait accordé…

 

Merci à tous les Myosotis de redonner de l’espoir à ceux qui doutaient, de la convivialité à ceux qui se sentaient bien seuls, et d’ouvrir un chantier à ceux qui ont eu le courage de refuser de bâtir sur des fondations faussées mais sont prêts à ouvrir leurs travaux partout où l’amour fraternel leur permettra de faire de nouveaux progrès en Franc-Maçonnerie et de transmettre dans sa plénitude, ce qu’ils ont eux-mêmes reçu.

 

Myosotis de toutes les Provinces, pour celles qui n’ont pas été rayées de la carte, pour ceux qui peuvent encore se réunir, notre chaîne, qui part du cœur des hommes et de toute l’histoire de notre tradition, ne peut que nous rassembler un jour prochain, un jour heureux, un jour où la Lumière jaillira, pour redonner à l’Ordre toute sa splendeur et à l’Homme toute sa juste mesure. En attendant, l’Espérance nous aidera à boire le calice d’amertume, chacun là où nous avons décidé de le boire jusqu’à la lie, et dans le respect de l’exercice de notre liberté.

 

A vous tous, bons sauvages ou fiers mutins, je porte le feu le plus maçonnique et le plus fidèle.

 

L’Ancien

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Joaben 21/02/2010 20:20


De tout coeur avec toi l'Ancien et "l'Année prochaine à Jérusalem"
Joaben