Maçonnerie de Tradition, Régulière, Libre. Patente.

Publié le par Le Myosotis libre

Maçonnerie de Tradition, Régulière, Libre. Patente.

Maçonnerie de Tradition, Régulière, Libre.

Patente.

En ces temps où des obédiences importantes font la une des journaux pour des motifs peu louables, pour des querelles de personnes, pour une maladie très développée chez certains de nos Sœurs & Frères, j’ai dit : «La Cordonnite», essayons de nous ressaisir et de revoir nos bases.

Situons-nous aux Origines de la Maçonnerie que nous pratiquons, c'est-à-dire la Maçonnerie Spéculative*. Nous sommes à Londres en 1717, quatre Loges décident de s’unir. Ces Loges étaient préexistantes, 4 seulement décident de s’unir, il y en avait surement un plus grand nombre. Tout se passe très bien, leur nombre grandit et il faut attendre 6 ans pour fixer des règles : les Constitutions d’Anderson, dont voici un extrait :
Conduite envers un Frère étranger.
Vous devez l'examiner prudemment, de la façon que la prudence vous inspirera, de sorte que vous ne vous en laissiez imposer par un faux prétendant, ignorant que vous devez repousser avec mépris et dérision, et gardez-vous de lui donner le moindre renseignement.
Mais si vous découvrez en lui un frère sincère et authentique, vous devez lui témoigner du respect en conséquence, et, s'il est dans le besoin, vous devez le secourir si vous le pouvez, ou bien lui indiquer comment il peut être secouru. Vous devez l'employer quelques jours, le recommander pour être employé ailleurs. Mais vous n'êtes pas obligé de faire au-delà de vos moyens, seulement de préférer un pauvre Frère, qui est homme de bien et sincère à toute autre personne pauvre dans les mêmes circonstances.
Finalement, toutes ces obligations doivent être par vous observées et aussi celles qui vous seront communiquées par une autre voie. Cultivant l‘amour fraternel, le fondement et le chaperon, le ciment et la gloire de cette ancienne Fraternité, évitant toute dispute et querelle, toute calomnie et médisance, ne permettant pas aux autres de calomnier aucun Frère honnête, mais défendant sa réputation, et lui rendant toutes sortes de bons offices, autant qu'ils sont compatibles avec votre honneur et votre salut, et non au-delà.

Tradition :   Je suis un vieux naïf ou un incurable optimiste. J’avais compris, il y a plus de deux décennies, en entrant dans notre Ordre, qu’il suffisait que j’applique le petit texte ci-dessus et la porte de toute les Loges me serait ouverte. Grosse erreur il faut être régulier.

Régulier :   Depuis ses origines, la franc-maçonnerie utilise le mot « régulier » comme synonyme de « légitime », le terme français venant du mot anglais « regular» qui signifie dans ce contexte « normal », « standard », « ordinaire » ou « habituel ». C’est pourquoi toutes les obédiences maçonniques se considèrent elles-mêmes comme « régulières » dans les querelles qui les opposent sur cette question qui trouve son origine dans la nécessité, pour chacune d’entre elles, de définir à quelles conditions elle peut reconnaître les autres comme légitimes, exemptes de déviations graves et authentiquement maçonniques. Dans de nombreuses obédiences, ces conditions prennent souvent la forme de listes de « Basic Principles », de « landmarks » ou de « règles », marquant les limites au-delà desquelles la pratique maçonnique d’une autre obédience sera considérée par elles comme déviante et inauthentique.
Je me retourne vers les sources, la plus vieille divulgation complète connue à ce jour


Samuel Prichard de 1730  «La Maçonnerie Disséquée ». Et je lis dès la 4ème question de l’apprenti:
Etes-vous Maçon ?
Je suis reconnu et accepté comme tel parmi les Frères et Compagnons.
Comment connaîtrai-je  que vous êtes Maçon ?
Par les Signes et les Attouchements et les points parfaits de mon Entrée.
Que sont les signes?
Toutes équerres, angles et perpendiculaires.
Quels sont les attouchements?
Certaines poignées de main régulières et fraternelles
Donnez-moi les Points de votre Entrée
Donnez-moi le premier et je vous donnerai le second.
Je le garde.
Je le cache.
Que cachez-vous ?
Tous secrets et mystères des Maçons et de la Maçonnerie, sauf à un Frère véritable et légitime après un examen en due forme, ou dans une Loge juste et vénérable de Frères et de Compagnons régulièrement assemblés.
Où avez-vous été fait Maçon?
Dans une Loge juste et parfaite
Qu’est-ce qui fait une Loge juste et parfaite ?
Sept ou plus.
De quoi  se composent-ils ?
D’un Maître, de deux Surveillants, de deux Compagnons du Métier et de deux Apprentis Entrés.


Ce texte fait partie des textes fondateurs de notre confrérie. Je n’ai jamais vu, lu ou entendu qu’il avait été modifié ou supprimé.
A la lecture de ce que je viens de répéter je me croyais un Maçon libre. Comme je l’ai souvent entendu un Maçon Libre dans une Loge Libre.  Qu’en est-il? La moitié des Loges me sont fermées, heureusement je suis un homme, les Sœurs, oui elles existent depuis fort longtemps, ne peuvent pas visiter plus de 20% des ateliers Maçonniques, où on entend Egalité.

Libre : Oui libre de respecter les circulaires ou balustres qui interdisent aux Loges de recevoir tel race de Sœurs ou de Frères au nom de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité. Je dois dire qu’en tant que Maçon je ne comprends pas. Etant tolérant je peux, avec difficultés, admettre qu’on reçoive qui on veut chez soi. Le comble ! C’est d’interdire aux Sœurs et Frères de visiter tel ou tel autre Loge, même si elle est régulière pour un grand nombre. Je trouve que c’est une atteinte à la Liberté individuelle et aux droits de L’homme auxquels nous nous référons si souvent.  Une autre atteinte à la Liberté Individuelle menée de concert par les grosses et plus petites obédiences, c’est le fichier des refusés. Pourtant nous avons déjà le scandale des fiches dans des temps pas si lointains, ou un certain nombre de Frères ont été décapités à la hache.
Un certain nombre de Sœurs et de Frères refusent ces dictâtes. Ils forment des Loges Libres et Indépendantes. Pour empêcher leurs membres de visiter ces autres Loges où on travaille souvent mieux que dans les Mammouths où un temps non négligeable est passé à faire de l’administratif et à lire les circulaires, donc ces obédiences qui voient ou plutôt ne voient pas entrer ces cotisations, pour dissuader leur membres, ont trouvé un qualificatif : Loge Sauvage. Ces systèmes ont mis au point un droit : la Patente.

Patente. : Revenons à notre premier paragraphe : 4 Loges se réunissent pour former une obédience on ne parle pas de patente.
Aujourd’hui encore trois Loges peuvent créer une obédience et parfois 2 (se souvenir de la GLNF)
Patente ou, au pluriel, patentes, lettres, commission, diplôme, accordés par le souverain, par des corps, par des universités, etc.
Contribution annuelle que  paye toute personne qui fait un commerce, qui exerce une industrie imposable. Quittance de cette contribution. Prendre, payer une patente.
Ne confondons pas l’œuf et la poule, ce sont les Loges, trois au minimum, qui créent une obédience, les Maçons sont créés par la Loge juste et parfaite évidemment. Les obédiences donnent des patentes pour faire rentrer de l’argent dans les caisses et payer les frais de missions & réceptions des braves bénévoles qui se battent pour les sièges et les strapontins, c’est une maladie très maçonnique qu’on appelle «La cordonnite».
Souvent les premières patentes sont fabriquées de toutes pièces, un extrait de l’excellent livre de David Stevenson « Les Origines de la Franc-Maçonnerie : Le Siècle Ecossais, 1590-1710 ».
Le fait que la seconde Charte St Clair invoque des patentes royales antérieures accordées aux Sinclair en tant que patrons des maçons n'est pas plausible. Comme il a été souligné bien avant, si une telle concession royale avait réellement existée, pourquoi cette information capitale pour la tentative d'obtention de la ratification du roi, n'avait-t-elle pas été inclue à la première charte ?

Conclusion
C’est un mouvement d’humeur que j’assume pleinement. J’aime la Maçonnerie, les Sœurs et les Frères. Au lieu de simplement faire des acclamations, appliquons à nous-mêmes ce pour quoi nous travaillons : notre amélioration pour améliorer le monde, et les valeurs de tolérance et d’amour.

 

Jean-Claude Villant      

Eques a Leopardo aureo

 

 

 

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Commenter cet article

zorobabel 14/10/2010 19:31



Mon TCF Jean-Claude, tu sais ce que j'aime le plus en Maçonnerie ?


C'est d'apprendre, toujours et encore, en lisant, ou en écoutant, des FF plus avancés que moi dans le chemin, ou tout simplement qui ont un autre point de vue.


Et là, ce n'est vraiment que du bonheur. Je fais mienne ta réflexion et je la partagerai autant que je pourrai. Et aussi longtemps que je pourrai.


Merci mon frérot
Tribisous à tous, mes TCF du Myosotis Libre - et bien vivant !