Loges libres, fédérations de Loges et obédiences ouvertes.....

Publié le par Le Myosotis libre

Loges libres, fédérations de Loges et obédiences ouvertes,

un appel à la rencontre des Myosotis libres

 

 

Certains considèrent que la date fatidique du 24 juin 1717 marque le début de la fin de la Maçonnerie traditionnelle. Ce jour là, dans une salle qui n’existe plus mais dont les archives permettent d’affirmer qu’elle ne pouvait permettre de réunir plus de vingt personnes, les représentants de quatre Loges londoniennes décident d’unir leurs effectifs, au demeurant très ténus pour trois d’entre elles, afin de constituer une Loge un peu grande.

 

Quoi de plus normal, dans ce milieu d’entraide fraternelle et charitable, que de s’épauler ? Aucune autre intention ne surgit en effet à ce stade. Aucune archive n’est conservée durant ces premières années, qui laisserait entrevoir une réelle volonté d’organisation et une ambition de développement. Nous sommes dans la continuation des œuvres de secours mutuels, conservées des anciennes confréries, et bien nécessaires dans les milieux artisans, commerçants, ouvriers.

D’ailleurs de tels secours seront effectivement distribués, y compris à Anthony Sayer, premier Grand Maître, qui sollicitera la Grande Loge en 1730. Illustration de l’origine sociale modeste des premiers fondateurs.

 

Peu de temps après, il en va tout autrement. Première édition des Constitutions, apparition du grade de Maître, entrée de nombreux membres issus de la noblesse et de la bourgeoisie… et dérapage obédientielle de cette Grande Loge, comme nous l’avons déjà précédemment évoqué dans les articles « Loges et Grandes Loges ».

 

Les Loges de saint Jean préservent toutefois la tradition, en conservant leur indépendance et leur vocation. Comme nous l’avons dit, « Les Loges agissaient tout à fait indépendamment les unes des autres et ne reconnaissaient pas d’autre autorité que celle du Maître en exercice ».

 

Toutefois en 1751, certaines d’entre elles se regroupent, pour s’opposer à la Grande Loge de 1717. La présidence de cette Très Ancienne et Honorable Société des Maçons Libres et Acceptés est assurée par le Vénérable de la Loge la plus ancienne, puis chacun à tour de rôle, dans l’ordre d’ancienneté des Loges, avec changement à chaque assemblée.

Principe parfait de fédération, dans le respect de l’indépendance de chacune des entités. Avec un gros bémol, dans la poursuite de la rédaction du Règlement qui pose une ouverture obédientielle : ceci « jusqu’au moment où seront élus un Grand Maître et deux Grands Surveillants ».

 

La volonté de prestige et d’expansion a une nouvelle fois raison de la Tradition.

 

Quid de la France, à la même époque ?

Dans ses débuts, la tenue de Grande Loge désigne la réunion des Maîtres de Loge. Il n’y a donc pas d’obédience institutionnelle mais des assemblées successives de Grande Loge destinées à traiter des problèmes communs et à se rencontrer. Le lieu de rassemblement pour l’ouverture des travaux en Grande Loge se nomme « Grand Orient ».

Logique lointaine, largement perdue de vue, au sein d’un Ordre qui a pourtant pour vocation de redonner du sens aux mots et aux comportements, afin de renouer avec le Sacré et l’harmonie universelle !

 

De grands serviteurs de la Maçonnerie, comme Roëttiers de Montaleau, Willermoz, Etienne Morin, et bien d’autres moins connus, ont heureusement pu déposer au cœur des rituels le flambeau de la Tradition. Dépôt précieux que certains se sont efforcés et s’efforcent encore de faire disparaître, pour reprendre l’œuvre au noir et accaparer une coquille vide mais enrobée du prestige de son histoire, au profit de leur course au pouvoir fugace des frasques obédientielles.

Car obédience signifie « obéissance due à un supérieur » ; on parle même d’obédience canine dans le rapport qui régit le Maître chien et son animal en dressage ! Quelle jouissance de pouvoir s’endormir Très Respectable Grand Maître, surtout lorsque l’on a peu de chance de recevoir pareille reconnaissance de quiconque n’est pas soumis à la secte.

 

Afin que nos aînés cessent de se retourner dans leur tombe, Les Compagnons du Myosotis Libre mettent en avant tout le précieux travail symbolique des Loges Libres et Souveraines, et toutes les déviances fondamentales apportées par les obédiences, sans exclure le travail sincère et harmonieux de telle Loge régie par l’une ou l’autre de ces Grandes Loges ou de ces Grands Orients.

 

Renouvelant notre profonde conviction, étayée par le spectacle permanent de la vie des obédiences, que vouloir être « obéis » implique rapidement coercition, et que ce mode relationnel ne peut qu’être exclu au sein d’une quête spirituelle, nous proposons une assemblée des Loges Libres, conçue sur le modèle initial des assemblées maçonniques de plusieurs Loges.

Savoir, que toutes les Loges qui le souhaitent, autonomes, membres d’une fédération de Loges ou d’une obédience maçonnique vis à vis de laquelle ils se sentent suffisamment libres pour participer à un tel rassemblement, seront les bienvenues ainsi que les Maçons de saint Jean ; que l’assemblée sera présidée par le Maître de la Loge organisatrice, dont la fonction présidentielle cessera dès la clôture des travaux ; que l’ordre du jour portera sur l’amélioration des échanges entre les Loges, sur l’accueil des nombreux Frères et Sœurs ayant quitté leur obédience et désireux de trouver une Loge Libre pour reprendre leur cheminement maçonnique, sur les travaux pouvant être partagés en vue d’améliorer l’approfondissement de chaque rite, sur l’accroissement de l’esprit d’inter-visite en Loges symboliques mais aussi au sein des ateliers de perfectionnement des différents systèmes...

 

Que ceux qui veulent contribuer à l’organisation de ce message d’espoir, à travers un retour à la tradition, se manifestent fraternellement et apportent toutes leurs idées et compétences.

Que ceux qui ne peuvent s’investir aux préparatifs mais seraient prêts à participer à ces rencontres, apportent leurs conseils et expriment leurs attentes.

Que le Grand Architecte nous soit en aide et nous permette de réaliser ce dessein osé mais si nécessaire dans le paysage maçonnique actuel.

 

A vous lire ou vous entendre très bientôt, mes Très Chers Frères…. Et peut-être à vous rencontrer pour une superbe Saint Jean.

 

Les Compagnons du Myosotis libre

 

 

 

 

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