La GLNF de demain, le travail d’aujourd’hui…

Publié le par Le Myosotis sauvage

 

 

La victoire est belle ; les rêveurs ont dépassé leurs espoirs les plus fous ; la Franc-Maçonnerie a connu une page glorieuse de son histoire mouvementée.

Mais tout ne fait que commencer. Le titre est déjà écrit : Retour à la Tradition ; le 1er chapitre s’achève sur un parterre de myosotis en fleurs, baigné de lumière ; la suite reste à écrire. Sans tarder. Car si les hommes d’honneur savent se retirer le moment venu, si les initiés savent reconnaître les signes du destin, la bête, elle, rebondit sur chaque aspérité que le vice peut mettre à sa porté et jette son venin jusqu’à la dernière goûte.

Aux cris de « démission, démission », elle répond déjà par une farouche volonté de restauration, et des rêves d’exécutions !

Derrière, une autre tête du même monstre multicéphale se prépare à prendre la relève, sous couvert d’un illusoire renouveau.

 

Pour le vaincre définitivement, il faut le priver immédiatement de sa substance vitale : l’argent versé par chaque Loge. Pour ce faire, puisque l’exercice financier précédent n’a pas été approuvé, ni le budget prévisionnel à venir, chaque Loge devrait se constituer en association et ouvrir un compte propre, destiné à la gestion des cotisations de ses membres.

 

Pour que la réforme des statuts ne soit pas illusoire et ne s’éternise pas, chaque rite doit s’organiser en commission, destinée à constituer une Grande Loge Traditionnelle du rite concerné. Par exemple : de Grasse Tilly pour le REAA, Roettiers de Montaleau pour le Rite Français, Willermoz pour le RER, William Preston pour Emulation, Dermott pour le Rite d’York, Kilwinning pour le standard d’Ecosse, Garibaldi pour Memphis Misraïm, Thory pour le Rite Ecossais philosophique. Ces deux derniers, qui comptent toujours une pratique traditionnelle parfaitement régulière, en France, en Italie ou en Belgique, pouvant rejoindre et enrichir les autres rites, au sein d’une GLNF devenue Fédération de toutes les Grandes Loges traditionnelles. Enfin une dernière commission devra se pencher sur un Rite de Grande Loge qui soit assis sur la tradition maçonnique continentale et non anglo-saxonne.

 

L’union la plus large de toutes les traditions maçonniques et de tous les Frères venus de l’intérieur comme de l’extérieur, désireux de porter cette re-fondation, permettra de tourner une page ténébreuse de notre histoire, et de transmettre aux générations à venir une régularité initiatique, ressourcée de toutes ses composantes authentiques, et débarrassée de l’éclat pernicieux et de la pompe, dont certains esprits profanes avaient cherché à l’affubler.

 

C’est à cette tâche que nous devons tous nous atteler dès aujourd’hui, en faisant voler en éclat le carcan des Provinces, repaires des petits chefs, nid des ambitions, terreau de la voie substituée. En élevant des temples à chaque tradition, espace de Fraternité, réceptacle de la Parole, croisée de la liberté humaine interpellée par l’Amour de son Créateur.

 

A bientôt sur nos chantiers, en tenue de travail. Je vous embrasse mes Frères et que le Grand Architecte nous donne force et courage devant l’immensité de l’œuvre.

 

La Fayette, combattant du nouveau monde


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cromagnonebahi 28/03/2010 11:47



De l’utilité des Provinces


 


 


Les F. s’expriment depuis 2 mois sur les blogs et ont concrétisé leur colère et désespoir pour beaucoup par le vote du 25 mars 2010.
Une rapide synthèse permet de dégager les lignes directrices de ce que doit être la GLNF et sur lesquelles les F. dument mandatés par les loges devront réfléchir et surtout AGIR.


 


La GLNF ne doit pas seulement être réformée mais REGENEREE tant le système mis
en place  matériellement et humainement a corrompu beaucoup d’entre nous : Pensez au discours du Grand Orateur présentant notre Guide Suprême
comme le dernier lien entre Dieu et les Hommes ; Pensez qu’aucun  « Tablier bleu » , notamment un quelconque guide adjoint spirituel
par intérim  n’a démissionné mais au contraire s’accroche désespérément à son siége ; Pensez au silence de nos Excellences, à des absences remarquées, à des signatures manquantes alors
qu’à Tours…..


 


Pour un chercheur de Lumière, seuls le GADLU et l’Amour porté à ses F. et à son Prochain
sont grands. Alors dehors les titres ronflants, les colliers dorés rutilants, les tabliers surdimensionnés proportionnels à l’EGO de celui qui le porte, les saluts par 3,5, 11, 99..,
les places à L’Orient pour qu’aucun F. ne perde ne serait-ce qu’une seconde, la richesse d’un sourire bouffi d’orgueil et d’auto satisfaction. Il y aura alors place pour l’humilité, la fraternité
authentique, l’ouverture des cœurs, la charité, bref pour la F.M.


 


Dehors les Provinces car, mes F. en toute sincérité, dans votre recherche, que vous apporte la Province ? Rien, strictement rien,
toujours rien. Bien au contraire !!


 


La Province est :


 


q      
Coûteuse (n’insistons plus sur la part de capitations lui revenant et les trésors accumulés par chacune d’entre elles), pour que
UTILITE ?


q      
Consommatrice d’énergie, tatillonne, bureaucratique : interrogez donc simplement votre secrétaire de loge. Ah, quelle richesse
spirituelle d’avoir une convoc revue et corrigée par un Scribe ignare de la Province appliquant scrupuleusement  un règlement inutile


 


q      
Et surtout CONTRE –INITIATIQUE car flattant et développant de manière
démesurée les EGO en mal de reconnaissance d’individus qui ont souvent plutôt  besoin d’être fraternellement aidé dans leur recherche et à qui la
Province présente un miroir aux alouettes faisant pour certains d’entre eux de tristes sires étalant leurs faiblesses qu’ils considèrent comme de Grandes Lumières (pensez aux O.P. passés,
d’Honneur, Actifs et que sais-je, Pensez aux attentes angoissées des promotions en début d’année maçonnique.) Affligeant !!!!


 


Alors Exit les Provinces. Place à une structure hyper légère,
composée de quelques M. reconnus pour leur Sagesse et leur Humilité, élus pour une durée raisonnable (1à 3 ans) par les V.M., et strictement chargée de gérer les problèmes contingents communs aux L. d’une même ville, département ou régions (à étudier au cas par cas) et de rendre compte aux V.M. Et surtout n’interférant en
rien dans la marche des L où seuls le V.M. élu et installé et son collège a compétence.


 


Ma lettre de démission est prête mais F.M. je reste.



Le Myosotis sauvage 28/03/2010 12:23


Mon BAF Cromagnonébahi serais-tu doué du sens de double vue?
lis-tu dans mes pensées?

Je suis évidemment en parfait accord avec ce que tu dis !
La 1ere des choses à faire dans le cadre d'un refondation c'est évidemment la suppression pure et simple des provinces !
Victor Hugo