La Charte de l’inter-visite vue par… les Frères de la GLNF

Publié le par Le Myosotis libre

 

La Charte adoptée par les Myosotis libres à Bordeaux, dont la rédaction figure en rubrique « Documents », sous le titre : Frappez et l’on vous ouvrira, a provoqué de nombreuses réactions.

 

Parmi les Frères de la GLNF, certains estiment qu’elle ne va pas assez loin et n’offre pas les contours suffisants de la nouvelle obédience, au sein de laquelle ils rêvent de se glisser confortablement, après avoir quitté les champs de bataille et de scandales qui affectent ‘‘régulièrement’’ leur environnement maçonnique qui n’a depuis longtemps plus que cela de ‘‘régulier’’ !

 

A l’inverse d’autres Frères, rangés derrière FMR, condamnent ce ‘‘ document de qualité’’, pour ne pas correspondre actuellement à leur ‘‘stratégie’’. Laquelle appèle, avant tout, à faire barrage à leur Grand Maître. Ils nous reprochent une soit-disant incitation à la démission des membres de la GLNF qui n’en auraient pas déjà trouvées tout seuls de suffisantes.

 

Aux premiers, nous répondons que l’heure n’est pas à créer une GLNF bis, d’autant qu’il en existe déjà. Le formidable souffle de liberté et de fraternité partagée, distillé par la Charte, correspond à l’attente d’un retour à la Maçonnerie originelle, dont la tradition a été anéantie par les appétits obédientiels.

Nous leur disons aussi que la re-fondation ne se fait pas dans le confort douillet des habitudes prises, mais dans le mélange, vital pour l’esprit, de la foi et du doute, de l’épreuve et de la volonté qui en triomphe, de la re-découverte du sens et de la mesure des lois de la nature humaine et de nos symboles.

Seules les règles en harmonie avec l’esprit insufflé par nos rites peuvent nous permettre de vivre en commun notre foi de Maçon, et de permettre l’épanouissement du cheminement initiatique de chacun.

 

Aux Myosotis qui acceptent la coercition des mots d’ordre, le grand écart des tactiques, la confusion générée par les combats, nous tentons d’expliquer que tous les Frères ne sont pas venus en Maçonnerie pour se heurter à la violence, que toute guerre fratricide génère des blessés, que ces dommages qui affectent des cœurs de Maçons, ne peuvent être laissés pour compte.

Notre choix a toujours été de condamner la déviance sectaire de la GLNF, de soutenir ceux qui dénoncent l’oubli constant de la Tradition maçonnique au sein de cette obédience qui se gargarise par ailleurs d’orthodoxie, mais aussi de laisser chacun libre face à une expression qui ne peut qu’être personnelle et mûrie dans la pleine liberté de sa conscience.

Mettre en cause ceux qui tentent, au sein du tumulte, de préserver dans un petit coin des valeurs maçonniques essentielles, c’est tirer sur une ambulance.

 

Le Myosotis libre tient sa liberté, non de son refus du combat mais de celui de la violence ; non de la désertion mais de son égal rejet des marchands du Temple et des dangereux chemins de l’intégrisme des petits chefs mutins. C’est la radicalisation du langage et des attitudes des belligérants qui pousse au départ, tous ceux que ce rejet honore et que nous ne voulons pas voir disparaître du paysage maçonnique car ils peuvent baliser demain un véritable chemin de lumière.

La réalité que chaque clan cherche à se cacher, c’est que les détournements d’esprit, suivis des  harangues révolutionnaires, procèdent de la même dialectique qui ne connaît ni la paix des cœurs ni la fraternité des hommes, et n’offrent aux charognards qui ne vont pas tarder à se présenter, que des ruines et des cadavres.

 

Qui peut penser que les procès en cours vont ramener la sérénité dans les travaux ? Qui peut penser que le Grand Architecte a quelque chose à voir dans les stratégies des uns ou des autres ? Qui a bu son calice jusqu’à la lie, sinon ceux qui ont assumé le risque d’être bannis pour être fidèles à leur serment, et ceux qui ont accepté de tout abandonner, pour préserver la petite flamme qui les avait pousser un jour à frapper à la porte d’une Loge de la GLNF ? Qui de ceux qui déploient avec conviction telle ou telle tactique, et récusent ceux dont ils considèrent qu’ils se mettent en travers, se préoccupent du sort de ceux qui s’en vont, trahis par ce qui leur avait été présenté comme une ‘‘honorable confrérie’’ ?

 

Poser les vraies questions permettra peut-être de trouver les bonnes solutions. Sans oublier qu’il y a de bons Frères égarés sur tous les chemins. La seule juste cause consiste à leur permettre de rapidement retrouver leurs repères. C’est avec eux que nous espérons participer à cette re-fondation, car seule la base a de l’importance et seul la découverte du bon chemin constitue notre but. Puisse le Bon Pasteur nous y rassembler…

 

Le collectif des Anciens GLNF, sous le nom du Myosotis libre

 

 

 

 

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