En chantant sur l’air du chant des partisans

Publié le par Victor Hugo



Frère entends-tu
Le vol noir des corbeaux
Sur nos ateliers.
Frère entends-tu
Les cris sourds de la fraternité
Qu'on enchaîne,
Ohé apprentis, compagnons et maitres
C'est l’alarme !
Ce soir le menteur
Connaîtra le prix de l’imposture
Et du drame

Venez de tous horizons
Stoppez les trublions
Frères.
Sortez de vos ateliers
Les épées et tabliers
Les maillets.
Ohé ! les bâtisseurs
A la règle et aux ciseaux
Agissez ferme !
Ohé ! défenseur
Attention à ton assaut
Pas de dilemme

C'est nous qui supprimons
Les chaines et prisons
Pour nos frères.
L’animosité à nos trousses
Et la sincérité qui nous pousse,
La misère.
Il y a des loges, des lieux
Où les frères affectueusement
Font des rêves.
Ici, nous vois-tu
Nous on travaille et on nous exclu
Nous on crève

Frère, entends-tu
Les cris de la régularité qu'on
Enchaîne !…
Frère, entends-tu
Le vol noir des corbeaux sur nos ateliers !

Dom Quichoute

Commenter cet article

Charles 24/02/2010 22:00



Merci pour ce blog rafraichissant. J'ai quitté la GLNF après 25 ans d'appartenance. Lorsque vous naissez à la maçonnerie à la GLNF, vous imaginez que la GLNF
EST la maçonnerie, et qu'il n'y a pas d'autre fonctionnement possible. Et puis il y a le jeu des évolutions de carrière, de ces offices et titres gratifiant qu'on vous descerne pour canaliser vos
doutes, et vous mettre en servitude. Vous devenez REDEVABLE. Et l'idée de penser différemment ne vous traverse même plus l'esprit. Sur le ton du sarcasme, STIFANI utilisait le terme de SECTE. Je
n'ai pas ri ce jour-là.
Et puis un jour lumineux, je réalise que je me suis embourbé dans la matière noire et qu'au lieu d'évoluer spirituellement vers plus de PAIX INTERIEURE, je suis devenu en 15 ans un emerdeur
bedonnant, fier de ses médailles en toc et de ses tabliers à 1000€, prêchant la vertu et la fraternité un gros cigare coincé entre les lèvres. Et là, je vis ma véritable épreuve du miroir
Aujourd'ui, je remercie Dieu de m'avoir accordé la grâce de cette prise de conscience, au départ douloureuse. J'ai quitté la voie substituée du  "Masonnic Club" de la Rue Pisan.
J'ai rejoint l'esprit des fondateurs (Ribaucourt, Savoire, Tourniac, Baylot). Libre comme l'air, léger, je pratique une maçonnerie en Fédération de Loge, avec des cotisations ridicules, de jolis
Temples partagés entre obédiences qui se respectent, des agapes chaleureuses et copieuses dont la modique contribution ne sert plus à faire fructifier la caisse des trésors provinciaux. Je vous
souhaite, mes Frères, de vivre la même expérience.



Hervé Vigier 24/02/2010 19:17


Le chant des partisans faisait frémir mon père qui fut un héroique résistant ; cette nouvelle version bien pensée et bien reprise illustre bien l'actualité, sa gravité... et, j'espère, les jours
plus heureux qu'elle prépare. Un grand merci à notre poête, la musique a toujours fait partie de l'environnement maçonnique, puisse-t-elle nous aider à rétablir l'harmonie, après avoir bouté
l'envahisseur hors de notre territoire !
Victor Hugo